14.03.2007

Politique, Blog et Journaliste

Nous avons participé au débat « Internet dans la présidentielle : le journalisme dépassé ? » organisé au Club de la Presse Languedoc-Roussillon à Montpellier pour présenter notre vision de la place du web dans la campagne et du rôle des journalistes. Nous avons pu échangé avec Michel Pelamourgue (Tisseur de Toile), Thierry Crouzet (Le Peuple des connecteurs) et Thierry Vedel (Blog Notes).

Le débat ayant trop tourné autour seulement de la place d’internet et des blogs dans la politique, nous souhaitons développer ici un peu plus notre vision du lien entre blogs politiques et journaliste.

En créant notre blog, il y a un peu plus d’un an, nous voulions en plus de notre site internet classique créer une plateforme d’échanges plus réactive. Aujourd’hui le blog a pris le dessus et vient de remplacer notre site classique !

Partant du constat que comme toutes formations politique, nous souhaitons communiquer sur nos idées, faire passer des messages et montrer nos idées, le problème reste de savoir comme faire. L’échec d’une communication classique via communiqué de presse nous pousse à nous poser la question : doit-on reprendre la main et nous passer de la presse traditionnelle ?

C’est tout l’objet de la création d’un blog où nous pouvons librement faire passer nos idées ou donner la parole à nos élus. Le choix de la plateforme de MidiBlogs vient de son aspect régional mais également de son interaction avec le journal papier via la revue des blogs tous les vendredis.

Dès lors quelle est la place du journaliste ? Conscient qu’il n’est pas là pour « faire passer notre message brut » et qu’il est abreuvé quotidiennement de communiqués de presse, il garde toute sa place et son rôle. Nous ne sommes pas des journalistes et nous délivrons une information qui est forcément partisane. Dès lors, sans prétention, représentant le plus gros mouvement politique de jeunes dans l’Hérault, il nous apparaît opportun que le journaliste ne soit pas craintif vis-à-vis des blogs mais qu’ils puissent y puiser des informations. C’est là tout l’objet de la stratégie gagnant/gagnant qui pourrait s’instaurer entre bloggeurs politiques et journalistes.

Les échanges virtuels se font hélas trop souvent entre initiés ayant déjà une opinion politique affirmée. C’est alors là que le journaliste et les médias traditionnels restent le seul moyen de montrer que l’on existe au plus grand nombre. Aussi bizarre que cela puisse paraître, la consécration pour un bloggeur arrive le jour où son blog est cité dans la presse nationale !

18.01.2007

Les Jeunes, Internet et la Politique

A l'occasion des 11èmes rencontres à Autrans portant sur "les générations internet : les 12-30 ans" (11 et 13 janvier 2007), Yves Jégo, député de Seine et Marne et secrétaire national de l'UMP, a introduit en vidéo le débat "La démocratie participative aux regards des générations internet". Il explique combien l'internet change la relation des jeunes avec la politique et favorise la concertation et l'expression publiques tout en affirmant qu'il faut savoir trouver des limites aux notions de "démocratie participative".

13.12.2006

Les Jeunes Populaires de l'Hérault sur les ondes

medium_lorraine.JPG

Invitée de la rédaction de France Bleu Hérault ce mardi 12 décembre 2006, Lorraine Acquier a répondu aux diverses questions sur Nicolas Sarkozy, sur la place des jeunes à l'UMP, sur notre contribution au projet, sur nos actions futures pour la campagne et ses projets.

Retrouvez ci-dessous le podcast de cet interview ainsi que son script.


podcast


France Bleu Hérault : Lorraine Acquier, bonjour.

Lorraine Acquier : Bonjour.

Les jeunes à l’UMP roulent pour Sarkozy. Là y a pas de secret, c’est connu depuis longtemps. Michèle Alliot Marie peut aller se coucher, c’est le message que vous lui envoyez et que vous lui envoyez depuis plusieurs mois.

Se coucher, je sais pas. Mais se mettre derrière Nicolas Sarkozy, oui ça c’est clair.

Mais vous n’avez absolument pas envie qu’elle se présente ?

En interne, si. Parce que ça permet de débattre et de pouvoir argumenter sur le projet de l’UMP et ça permet de rassembler tout le monde sur le projet et sur Nicolas Sarkozy. Mais après le candidat officiel de l’UMP, celui qu’on veut, oui c’est Nicolas Sarkozy.

Est-ce que les jeunes de l’UMP vont peser pendant la campagne ? Et comment ils peuvent peser ?

Oui, je pense qu’on va peser déjà au point de vue matériel. Parce qu’on voit bien que la campagne commence fort sur le net. Et que sur internet, en général, c’est quand même les jeunes qui sont plus à même d’aller sur les blogs, sur les forums parce qu’ils ont plus de temps et parce qu’ils maîtrisent un petit peu plus la technologie. Donc rien que pour ça, c’est les jeunes qui doivent monter au créneau pour tous les blogs, enfin pour diffuser le message sur internet.

Parce que, pendant longtemps, les jeunes dans les partis politique, bon on les considérait comme les colleurs d’affiches. Ils servaient, c’est vrai qu’ils aidaient bien. Ils donnaient la main mais pour aller coller des affiches.

Ah oui, ils étaient réservés pour la « claque ». C’était souvent ça.

La « claque » ! Vous appelez ça la « claque » ?

Oui la « claque » ! Faire la « claque » dans les meetings, taper des mains, crier, aller coller. Mais je pense qu’aujourd’hui les mentalités ont un peu changé et qu’on s’est rendu compte que les jeunes on avait des choses à dire et qu’on pouvait amener beaucoup que ce soit sur le projet ou sur l’organisation de la campagne.

Mais on vous écoute ? Franchement sur le projet par exemple ? Sur les propositions qui seront faites pendant la campagne, est ce qu’il y en a qui viennent de vous ?

Oui, il y en a qui viennent de nous.

Quoi par exemple ?

Notamment, en ce qui concerne ma partie à moi que j’ai coaché, c’était sur l’enseignement supérieur. Et donc on a bien retrouvé la patte des jeunes dans le projet.

Est-ce que vous avez la possibilité de dire aux élus ou aux candidats : « attention là sur ce dossier, vous faites fausse route, vous êtes à côté de la plaque, votre discours n’est pas assez moderne, pas assez convainquant » ou alors est ce qu’on vous dit « bon vous êtes gentils mais laissez moi faire » ?

Certains auraient envie de nous dire « laissez nous faire » mais on ne le fait pas. Quand on a envie de dire quelque chose, on le dit franchement. Après on n’est pas sûr d’être à 100 % écoutés mais en tout cas nous on le dit, on dit ce qu’on pense. Et quand certains de nos députés tiennent des propos ou manquent un peu de courage, ben on leur dit : « c’est bon, il faut y aller ». Bon est ce que c’est suivi d’actes, pas forcément. Mais en tout cas, nous on a pris le parti de dire ce qu’on pensait et d’être une plus value pour le parti.

Est-ce qu’on va vous demander de mouiller la chemise et d’aller par exemple devant les lycées ou dans les cités là où la droite a du mal justement à exister ? Est-ce que vous allez faire, j’ai envie de dire, ce sale boulot, parce que ce n’est pas le boulot le plus facile ?

Ce n’est pas le boulot le plus facile, mais c’est sans doute le boulot le plus intéressant. Parce que aller prêcher des convaincus, c’est toujours la même chose. Alors qu’aller à la rencontre des lycéens et des étudiants, ce que l’on fait déjà tout au long de l’année, mais là on va le faire encore plus pendant la campagne. C’est intéressant parce qu’il faut chercher à les convaincre. Et parce que finalement on se rend compte que la plupart c’est parce qu’ils ne connaissent pas la réalité du projet de l’UMP ou parce qu’ils entendent juste ce que les médias disent.

Ah, ça y est, ça va être notre faute !

Non, non, ce n’est pas de votre faute. Mais on a toujours une vision tronquée des choses.

Oui, sauf que l’image de Nicolas Sarkozy, c’est vrai qu’auprès des jeunes, elle est un peu écornée aussi.

Ben justement là je pense qu’on va avoir un rôle à jouer là puisqu’il y a pas mal de jeunes qui sont derrière Nicolas Sarkozy. Et donc ces jeunes là, si tout le monde s’y met pour montrer que finalement il y a pas mal de jeunes qui sont avec lui.

Vous en entendez je présume, quand vous faites ça, quand vous allez devant les lycées ou quand vous allez à la rencontre des jeunes, c’est vrai que vous devez en entendre.

Oui mais c’est toujours un peu des clichés ? C’est effectivement ce qui est véhiculé sur internet ou par les médias : Sarko fait peur et tout ça ! Mais sauf que quand on discute avec les gens ou avec les jeunes, ils se rendent bien compte que finalement la plupart pensent comme nous, font les mêmes constats et les mêmes réflexions. Et que la seule différence entre eux et nous, c’est que nous on a pris le parti de s’engager dans un parti et de le défendre, enfin de le dire ouvertement et tout le monde n’ose pas forcément le dire ouvertement.

Quand on s’appelle Lorraine Acquier, qu’on est Présidente départementale des Jeunes Populaires, est-ce qu’on est promis à un bel avenir politique je veux dire ?

Ah je ne sais pas, non non, ça je ne sais pas.

Vous ne rêvez pas parfois, je ne vais pas dire en vous rasant, ça serait mal placé. Mais vous ne rêvez pas parfois d’être candidate quelque part ?

Je ne sais pas si c’est un rêve. On y pense forcément parce que les journalistes nous posent la question assez régulièrement.

Quel âge avez-vous ?

J’ai 26 ans.

Donc vous avez le temps pour voir

J’ai encore un peu le temps pour voir.

Quand vous voyez votre homologue du mouvement des jeunes socialistes de l’Hérault partir de Montpellier et prendre des responsabilités au bureau national, ça vous donne envie, ça vous fait rêver ?

Non pas rêver, parce que je pense que c’est deux rôles différents et moi je m’éclate ici aussi avec les jeunes qu’il y a ici, avec nos élus, enfin c’est deux choses différentes. Donc non non je suis bien ici et je vois pas ça comme une promotion ou comme une absence de promotion le fait de rester responsable. Chacun à son rôle à jouer dans la campagne ou même tout au long de l’année, donc moi ça me va.

Merci Lorraine Acquier. Bonne journée.